L’impact des changements climatiques sur la pêche

En 2010, El Nino a eu pour effet de réduire presque à zéro les captures de thons. La hausse de la température de l’Océan, particulièrement sur la bande de l’équateur, aura pour conséquence le déplacement des routes migratoires vers le sud, et aussi de réduire en termes absolus la présence des poissons pélagiques dans les eaux de surface.
La pêche côtière non seulement sera affectée par ce phénomène, mais également par la dégradation des récifs coralliens, dont l’impact direct sur les captures est déjà ressenti.
L’intensification des tempêtes rendra les sorties en mer plus périlleuses, alors qu’il est nécessaire de s’aventurer de plus en plus au large ; et ceci avec des embarcations frêles et sans aucun équipement de sauvetage.
Déjà actuellement les pêcheurs paient un prix dramatique en vies humaines : chaque mois, deux équipages ne reviennent pas, et dans les villages, 25% des familles ont subi une perte.
Quant au tourisme, il risque de voir son développement renvoyé à jamais.
S’il est vrai que ce secteur est à l’état embryonnaire, néanmoins, l’écotourisme maritime aux Comores a un fort potentiel, la ressource n’ayant rien à envier – quant à la biodiversité et les aspects spectaculaires – aux récifs des principales destinations dans l’Océan Indien ; et le potentiel pour la pêche sportive est exceptionnel.
En effet, si les handicaps structurels (état des infrastructures, pollution) étaient résolus de façon efficace, le tourisme est le secteur dont la croissance pourrait être la plus rapide.
Mais les changements climatiques le menacent, en conjugaison avec l’impact des phénomènes plus directement anthropiques, tels que la pêche à la dynamite et au poison, le prélèvement des sables des plages, et la déforestation.
Le risque est de voir le développement du secteur jugulé.