Contextes climatiques aux Comores

L’Union des Comores est un pays en voie de développement. L’agriculture et la pèche constituent actuellement sa base économique. Étant une île, le développement du secteur touristique peut contribuer largement au développement du pays. L’Union des Comores dispose plusieurs sites touristiques intéressants. Ce secteur renferme une potentialité énorme.
L’Etat met actuellement tout son possible pour développer chaque secteur. Certes, l’insuffisance de
savoir-faire, le faible taux d’accès à la nouvelle technologie ainsi que la mondialisation constituent un frein. Mais cette situation peut s’améliorer. La croissance économique est remarquable pour cette année. On a l’habitude d’entendre que les politiciens gèrent les problèmes du pays. Or le problème de changements climatiques est un peu différent. D’abord, leur domaine d’intervention est très vaste. Mais d’une manière générale, ils frappent la base de ressources naturelles. La destruction de la biodiversité entraine la dégradation de sols, du système hydrographique et nappes phréatiques…
Tout cela provoque des effets très lourds pour l’homme. Ils se manifestent de deux manières :

  • Ils bouleversent l’agriculture par le changement des saisons. Ils bouleversent la pêche, par le changement des routes et de la saison des poissons migrateurs tels que le thon. Ils détruisent la barrière coraline, principale attraction touristique du pays, terrain de reproduction des ressources halieutiques et protection irremplaçable contre l’érosion côtière et la submersion maritime.
  • La perte des ressources en eau douce est déjà une réalité dramatique. Nous en sommes à trois mois dans la saison des pluies, et les rivières d’Anjouan restent sèches. La salinisation affecte la nappe phréatique, et de même plusieurs forages sont inexploitables.

Les changements climatiques sont complexes et ingérables. Il faut donc une politique et une stratégie efficace et efficiente. La gestion de ce fléau nécessite une synergie entre tous les acteurs sociaux et politiques, d’un simple citoyen au Président de la République sans oublier tous les opérateurs économiques et tous les chefs religieux confondus. Ce catastrophe, c’est l’affaire de tous.